Jean-François Fabriol se définit comme spéléologue photographe.

« Devenu enseignant après une formation universitaire scientifique, la photographie a toujours accompagné mes activités professionnelles, sportives, familiales, militantes ou culturelles comme un outil d’explication, de compréhension, de communication, d’échange. C’est sur le terrain que je suis entré dans l’univers de la photographie.

L’avènement du numérique m’a permis sans limite d’explorer, d’expérimenter, d’inventer mes propres techniques de prises de vues, de gestion de la lumière.

Pratiquant la spéléologie « depuis toujours » je suis devenu spécialiste de la photo souterraine et à ce titre j’ai participé à des expéditions dans plusieurs pays (France, Espagne, Maroc, Cuba, Chine, Haïti, Mexique, Brésil, Papouasie Nouvelle Guinée, Laos).

Des missions humanitaires et des treks ont conduit mes pas en Amérique, en Afrique et en Asie.

Ces nombreux voyages ont rempli ma photothèque et fourni l’occasion de présenter mes clichés dans des expositions, des conférences photographiques, des revues spécialisées ou des publications.

Mon appareil semble greffé à mon poignet. De nombreux domaines retiennent mon attention et deviennent des dossiers photographiques prés de chez moi comme au bout du monde (la boulange, le travail des handicapés, le travail des artistes bronziers du Burkina, les musiciens, les enfants des écoles, les marchés…).

En 2008 je rassemble mes premières images insolites sous le nom de « chromorphographies »*.

C’est souvent dans la nature que je photographie de véritables tableaux.

En 2009 en observant les stalactites, j’initie un long travail exploratoire photographique sur l’esthétique des écoulements d’eau (gouttes, bulles…) présenté en 2012 dans l’exposition « chromorphographies aquatiques ».

La texture de la matière m’intrigue et devient un nouveau domaine de chromorphographies »

2013, 2014, 2015 : les expéditions se suivent en Haïti, en Papouasie, en Chine, aux Picos pour en réaliser la couverture photographique. Entre ses escapades il propose expositions et conférences.

En 2014 il est l’invité d’honneur de l’Expo Photo de Lunan (46).

On notera en 2015 trois expositions d’envergure  (Toulouse, Unesco à Paris et La Tour de Montsalès) et l’invitation du Géopark Chinois de Shuanghedong pour documenter en photo le plus long réseau souterrain de Chine.

C’est aussi en 2015 qu’il conçoit un album photographique sur le cycle de l’eau, se passionne pour les reflets sur l’eau et définit ses « scriboltures »**. La photo d’une scribolture devient naturellement une « oltographie » !

L’aventure continue.

En 2016 il part photographier les grottes du nord Laos. Il en profite pour passer quelques jours au Cambodge autour si site d’Angkor.

De nouveau une expédition en Chine et aux Picos.

En septembre JFF participe activement au meeting Soncillo 2016 organisé par Espeleofoto où il rencontre des photographes du monde entier ! C’est l’occasion de présenter son travail sur la Chine et le Laos.

Puis un voyage attendu au Népal pour photographier les plus hauts sommets de la planète… (de loin !)

2017 commence à fond : à peine achevé un book photo sur le voyage au Népal, JFF part au Maroc pour photographier la rivière souterraine de Chaara et rencontrer les spéléologues marocains qui veulent apprendre la photographie en grotte.

Dans la foulée, une quinzaine de jours sur les chemins de Compostelle en Galice et au nord du Portugal sont l’occasion de nouvelles images.

Puis très vite se profile une expédition en Chine pour poursuivre la couverture photographique de Shuanghedong.

 

 

 

*   Chromorphographie : photographie non figurative ni descriptive qui interpelle par sa force, ses couleurs, ses formes ou son esthétique, qu’on assimile à un tableau abstrait.

** Scriboltures : reflets sur l’eau des rivières qui ressemblent à des écritures ou des dessins.

Ne manquez pas la nouvelle rubrique : « la photo du mois de jff »