Il y a bien longtemps, quelques dizaines s’années, j’ai commencé à explorer les grottes et très vite j’ai essayé de les photographier.

Il a fallu beaucoup de pratique pour que je commence à faire des images intéressantes.

Aujourd’hui j’ai l’impression de jongler avec les lumières de mes flashs pour faire parler les grottes, ces endroits magiques voués à rester dans l’obscurité totale, que seules de rares lampes de spéléologues viennent brièvement interrompre.

Les difficiles conditions de travail pour réaliser des clichés sous terre rendent l’exercice audacieux, voire périlleux. On devine plus qu’on ne voit ce que l’on va photographier.

Le matériel fragile est mis à mal. Terre, boue, sable, eau, humidité, gouttes d’eau mais aussi le transport dans une progression chaotique complètent le tableau.

Alors faire de bonnes photos dans de mauvaises conditions devient un défi redoutable. Photographier le monde souterrain est vraiment tout un art.